• Aujourd'hui a été préparé hier,
  • Demain, se prépare aujourd'hui.
  • Demain, l'avenir ce sont nos tout-petits, nos bébés.
  • Un avenir réussi, ça se prépare.

Notre maison

Une édition qui illumine Kama, l'Afrique.

Les Éditions Makeda Sabas sont nées d'une conviction simple : les enfants comme les adultes ont besoin d'histoires qui leur ressemblent, qui racontent leurs racines sans les figer.

Nous publions des ouvrages qui mettent en lumière les grandes figures panafricaines — Cheikh Anta Diop, Thomas SANKARA, Patrice LUMUMBA, etc. — et de nouvelles voix venues du continent et de sa diaspora.

Chaque livre est un pont : entre les générations, entre les mémoires, entre les rives d'une même histoire.

01

Transmettre

Faire circuler les récits panafricains auprès des plus jeunes, dès les premiers imagiers.

02

Célébrer

Donner à lire les figures majeures et les voix contemporaines du continent et de la diaspora.

03

Éditer avec soin

Un travail éditorial exigeant : textes, illustrations, fabrication — tout compte.

Les créateurs

Une plume et un pinceau au service des Tout-Petits.

Kam Kama SABAS MAKEDA MAKANDA

Auteur

Muntu* de Guyane, pour qui le sens de la vie est de « se mettre au service de nos Tout-Petits, qui sont plus que la prunelle de nos yeux ; ils sont ce que nous avons de plus cher au monde ».

* Muntu : être humain, en langue kikongo.

Isis Assata Anta SABAS MAKEDA MAKANDA

Dessinatrice en chef

Jeune fille très inventive, comme le sont fort probablement d'ores et déjà nos lectrices et lecteurs en herbe. Elle donne forme et couleur aux récits de la maison.

Notre histoire

Ma fracassante découverte de Cheikh Anta DIOP.

Un parcours de presque 36 années, marqué par deux étapes décisives : une rencontre hasardeuse un jour d'automne 1987 dans une mythique bibliothèque parisienne, et une anomalie remarquable lors de la rédaction de mon premier livre à l'automne 2012.

Première étape : l'automne 1987

Au « mythique » centre Georges POMPIDOU à Paris, dans le quartier Beaubourg. Ce jour-là, dans les allées de la bibliothèque, par hasard, je croise un jeune homme, Eric CABERIA, 24 ans ou autour, étudiant en ergonomie. Il me soutient avec assurance qu'un savant africain, du nom de Cheikh Anta DIOP, a démontré que l'Égypte pharaonique était une civilisation totalement négro-africaine.

Autrement dit : « Ce sont les négro-Africains qui ont inventé l'écriture, les mathématiques, la géométrie, la physique, la chimie, la médecine, la chirurgie, l'architecture, la botanique, les arts, les lettres, la poésie, le théâtre, l'histoire, l'astronomie, la philosophie, le monothéisme… » — et donc en aucun cas les Grecs de l'Antiquité (Homère, Thalès, Pythagore, Hérodote, Socrate, Hippocrate, Platon, Aristote…) et encore moins les Arabo-musulmans (Khalil Ibn Ahmad, Abbas Ibn Firnas, Al Khawarizmi, Avicenne, Averroès, Ibn Khaldoun, etc.), qui sont un très jeune peuple. Les Négro-Africains ont fait toutes ces inventions plus de 2000 ans avant l'apparition de la civilisation grecque et plus de 3200 ans avant l'émergence de la civilisation islamique.

Spontanément, je lui ris au nez, le prenant pour un fou, bien que mon grand frère, Michel SABAS, peu patient, m'eût brièvement en avril 1986 tenu le même propos. Eric est pour sa part tenace, obstiné : ce premier jour, il argumente pendant plus de trois heures, mais rien n'y fait. Pratiquement tous les jours suivants, pendant quatre mois, il tente de toutes ses forces de me convaincre ; mais je persiste et signe : « Ce gars-là, ce boug-la déraille. »

Cependant, dans l'hiver finissant, presque à bout de forces, une inspiration lui vint : il m'invite à lire Cheikh Anta DIOP, précisément son premier ouvrage, et me fait cadeau du livre ; ce dont je lui sais infiniment gré. Arrivé à mon domicile, dans la soirée même, j'entame avec avidité la lecture. Dès l'introduction, je suis saisi par la densité, la rigueur et la puissance du propos ; je n'avais jamais lu pareille chose d'un Nègre qui, surtout, remettait en question avec précision et aplomb toute « la science des Blancs ».

Au bout de trois semaines, je termine l'ouvrage. Je n'ai qu'un seul désir : en lire un autre ; cela jusqu'à ce que j'aie lu tous ses ouvrages, six mois plus tard, au cœur de l'été 1988. Eric me fait enfin prendre connaissance du colloque d'égyptologie qui s'est déroulé au Caire du 28 janvier au 3 février 1974, organisé par l'UNESCO, au cours duquel les professeurs Cheikh Anta DIOP et Théophile OBENGA imposeront aux dix-huit experts occidentaux et orientaux qui leur étaient opposés, à force de solides arguments scientifiques, leur thèse d'une Égypte antique totalement négro-africaine.

À l'issue de cet extraordinaire parcours livresque, ponctué de débats publics sur l'esplanade du centre Georges POMPIDOU — animés notamment par un autre jeune étudiant en histoire et philosophie, Jean Charles Coovi GOMEZ, extrêmement brillant, qui deviendra un ami et « Frère » — je suis on ne peut plus édifié. Eric CABERIA avait bel et bien raison : « Les Africaines et les Africains sont les premières femmes et les premiers hommes civilisé·e·s sur Terre. »

Deuxième étape : l'automne 2012

C'est à croire que l'automne rend féconde ma pensée, outre mesure. C'est ce jour-là que me vint l'idée d'écrire un livre, parce que j'ai subitement pris conscience que les livres de vulgarisation pour adultes sur l'histoire de l'Afrique des Lumières faisaient cruellement défaut. Pendant près de trois mois, je m'attèle à sa rédaction. En revanche, étrangement, la conclusion consistera essentiellement à présenter comment raconter, conter l'histoire aux enfants africains, sur la base d'une petite biographie de Cheikh Anta DIOP.

Un ami et « Frère », Ô SY RÊ, relit la totalité de mon texte et m'en félicite ; il ajoute que la conclusion, certes très palpitante, est en total déphasage avec tout ce qui précède. Dans la soirée, je suis subitement éclairé et m'apparaît comme une évidence que « ma Mission sera d'écrire pour les enfants, dès le berceau, sur l'histoire glorieuse de l'Afrique, leur offrant ainsi l'immense chance que je n'ai pas eue, ni tous ceux de ma génération et des précédentes » : les enfants sont l'avenir, et l'avenir se prépare pour être réussi.

Cet extraordinaire éclair conduira à mon premier livre, un livre pour les enfants. Il m'amènera à solliciter ma Fille Chérie, Isis Assata Anta SABAS MAKEDA MAKANDA, pour les illustrations de l'ouvrage, composées de ses splendides dessins créés à la maternelle dans l'insouciance et, en complément, de dessins faits à ma demande à l'âge de 13 ans ; sa Maman, Isabelle Chérie (Isa Néfer), dont la contribution est énorme dans son éducation, en est fière comme moi. Aujourd'hui, Isis Assata Anta co-dirige avec moi les éditions MAKEDA SABAS.

L'ouvrage paraîtra en février 2013 aux éditions « Cercle Congo », fondées par un ami et « Frère », NYSYMB Lascony, qui m'encouragera à créer le plus rapidement possible mes propres éditions ; ce que je ferai quelque douze mois plus tard, sous la dénomination « les éditions MAKEDA SABAS ».

Cet insolite parcours de 36 années repose sur un colossal investissement, en temps comme en argent, sur une détermination sans failles à connaître la vérité sur l'Afrique et donc sur moi-même, sur l'ampleur insoupçonnée de mon potentiel créatif.

Je veux vivre, parler, écrire, conter, déclamer, dessiner, filmer, chanter… les 36 ou 63 années à venir, pour que soit transmise massivement aux nouvelles générations, dès le berceau, la vérité sur la grandeur inégalée de l'Afrique, de Kamita, « le Pays des Noirs ».

Kam Kama SABAS MAKEDA MAKANDA — auteur et co-fondateur de la SAS éditions MAKEDA SABAS